plan harmonica blues 005 – le glissando à l’harmonica blues

Dans ce cours sur le glissando à l’harmonica blues, je t’apprends à jouer le plan harmonica blues 005 et te donne des conseils pour l’intégrer dans tes solos de blues.

Niveau requis

Ce plan est de Niveau Un : inutile de savoir altérer pour jouer ce plan, les notes naturelles (soufflées & aspirées) suffisent ! Cela dit, si tu veux ajouter des effets de dip-bend pour bluesifier encore plus ce plan, tu dois savoir au moins altérer un peu. Mais le plan est déjà tip-top sans altération !

L’harmonica dont tu as besoin

Pour suivre ce cours, tu as besoin d’un harmonica en Bb pour avoir le même son que moi, mais tu peux aussi utiliser un harmonica dans une autre tonalité ; si tu ne joues pas sur un harmonica en Bb, ça va marcher aussi, mais tu n’entendras pas les notes aux mêmes hauteurs que dans la vidéo, ce qui ne sera pas gênant pour toi si tu as une bonne oreille, mais qui risquera de te perturber si tu n’es pas habitué à transposer d’oreille.

Partition & Tablature du plan harmonica blues 005

Beaucoup de bécarres dans ce plan : c’est une aubaine pour toi, car ces bécarres baissent le fa# d’un demi-ton, rendant ainsi toutes ces notes jouables sans avoir besoin d’altérer et assurant un son blues à l’ensemble du plan.

Grille du plan harmonica blues 005

La grille sur laquelle ce plan est jouée est la même que pour les plans 001, 002, 003 & 004 :

G7 G7 G7 G7

C7 C7 G7 G7

D7 C7 G7 D7

Tu la reconnais ? C’est la grille de blues la plus traditionnelle (et l’une des plus simples à retenir). Nous allons nous en servir dans le cours pour trouver des idées d’improvisation.

Gamme utilisée dans le plan harmonica blues 005

La gamme que nous utilisons dans ce plan est la gamme mixolydienne, que nous avons déjà vue dans le plan harmonica 003. Va voir ce cours, si tu souhaites en savoir plus sur son origine et son utilisation en blues (c’est une gamme très importante, que nous rencontrerons souvent).

Je te la rappelle ici :

sol – la – si – do – ré – mi – fa – sol

Cependant, nous n’allons pas utiliser toutes les notes de la gamme de sol mixolydien, mais uniquement ces notes :

sol – si – ré – mi – fa

On peut aussi l’analyser comme étant l’arpège de G7(13) :

G = sol-si-ré

G7= sol-si-ré-fa

G7(13) = sol-si-ré-fa-mi

En fait, la 13ème, en l’occurrence la note mi, est une note de passage qui permet de créer des mouvements dynamiques :

  • un mouvement dynamique descendant, en mesure 1 ;
  • deux mouvements dynamiques ascendants, en mesures 2 & 3.

La 7ème mineure, première blue note

Je considère la 7ème mineure comme étant la première blue note, car à l’harmonica, elle nous permet de jouer blues sans avoir besoin d’altérer. Aussi parce que l’accord X7 est très couramment joué et pas qu’en blues.

Comment alors un tel accord peut-il bien sonner blues, si on ne l’utilise pas qu’en blues ?

à droite sur votre écranAttention : tu risques d’être un peu largué, si tu n’as jamais fait d’harmonie et que tu ne connais pas encore bien tes notes. Si c’est le cas, tu peux sauter directement au paragraphe suivant, où j’analyse la mélodie du plan. Mais si tu souhaites tout de même en savoir plus et que tu ne piges pas tout, pose-moi des questions dans la zone de commentaires, tout en bas du cours.

Comment alors un tel accord peut-il bien sonner blues, si on ne l’utilise pas qu’en blues ?

Le fait est que, dans une chanson populaire, les accords X7, que l’on appelle accords de 7ème de dominante, sont généralement suivis d’un accord majeur ou mineur de 3 sons.

Par exemple, il est très fréquent de trouver cette cadence dans un morceau pop, country, rock ou folk traditionnel :

G7 – C

Ce qui est original en blues – traditionnellement, tout du moins – c’est que les accords X7 se suivent sans être enchaînés à un accord majeur ou mineur de 3 sons. Aussi, la présence constante de la 7ème mineure assure un son résolument blues à l’ensemble. Bien sûr, d’autres paramètres peuvent nous indiquer que nous entendons un blues, mais harmoniquement, cette utilisation des accords de dominante est très caractéristique de ce style.

D’ailleurs, comme ces accords de dominante ne sont pas considérés en blues comme des accords instables qui se résolvent sur des accords majeurs ou mineurs, on ne considère même pas que ce sont des accords de dominante, mais juste des accords blues.

Tu trouveras un cours plus détaillé sur les blue notes dans cet article, consacré à l’étude du plan harmonica blues 003.

Analyse mélodique du plan harmonica blues 005

Annoncer la couleur

à droite sur votre écranCette partie est très importante à comprendre, car elle délivre un secret pour improviser, que tu vas pouvoir utiliser, même si tu ne connais aucune gamme et que tu n’as pas encore un vocabulaire musical très riche.

Damien-instructeur-png

Partie instructive indispensable

Comment annoncer la couleur d’un morceau quel qu’il soit, sans se prendre la tête avec une gamme ?

L’idée peut paraître simpliste, mais tu vas voir, tu peux déjà faire beaucoup avec !

Pour improviser en annonçant la couleur d’un morceau, utilise uniquement l’arpège de l’accord sur lequel tu joues !

Pour rappel, l’arpège d’un accord est composé de ses notes, qui ne sont pas jouées en même temps (ce que nous pourrions faire ici, en jouant G7 à la fois en 2, 3, 4 & 5) mais les unes à la suite des autres.

De quelles notes l’accord G7 est-il composé ?

G = sol-si-ré : c’est l’accord de sol majeur

G7 = sol-si-ré-fa : c’est l’accord de sol 7, notre accord blues.

Ainsi, pour improviser sur G7, il te suffit de jouer les notes sol, si, ré & fa dans l’ordre que tu veux.

partie-maths

Un peu de calcul pour les matheux !

Quel est le total de mélodies possibles avec ces seules 4 notes, si on ne les utilise qu’une fois chacune ?

La réponse est 4! = 4 x 3 x 2 x 1 = 24 permutations. Je ne vais pas toutes les citer, mais tu vois déjà qu’avec peu d’éléments, tu n’as déjà que l’embarras du choix ! Et si tu ne te contente pas de jouer ces 4 notes une seule fois, mais que tu joues 2 fois une note, par exemple, tu passes déjà à 5! permutations, soit 120 mélodies possibles. Sans compter que tu peux jouer toutes ces notes avec des rythmes différents et sur des placements rythmiques différents.

Les quatre premières notes de notre plan illustrent l’utilisation de cette idée, avec la mélodie sol ré si fa. On aurait pu avoir sol ré si fa ré (en n’utilisant que les notes de G7) mais on a aussi un mi entre fa & ré. Ce mi permet de sortir un peu du son de l’accord, par l’utilisation d’une note de passage, qui sonne très bien sur cet accord. Cette note de passage est réutilisée plus loin dans le plan (en mesures 2 & 3).

En orange, les notes de l’accord ; en vert, la note de passage :

plan-harmonica-blues-005-notes-accord-note-de-passage

Les notes de l’accord sont nettement majoritaires !

Tu trouveras d’autres exemples de mélodies, qui utilisent uniquement les notes de l’accord, dans ce cours sur le plan harmonica blues 002.

à droite sur votre écran

Pour en savoir plus sur l’utilisation des notes des accords en improvisation, va vite voir ce cours en vidéo, dans lequel j’improvise sur le standard de jazz Bye Bye Blakbird : les notes de l’accord

A présent, passons en revue les effets qui vont encore plus bluesifier ce plan harmonica blues.

Les effets que tu peux utiliser dans le plan harmonica blues 005

Dès qu’il y a une note dans une mélodie, qui dure plus longtemps qu’une noire, mon réflexe est de la jouer avec un vibrato. Des vibratos, il en existe plein à l’harmonica :

  • vibratos de doigts ;
  • vibratos de mains ;
  • vibrato de ventre ;
  • vibrato de gorge…

Celui que je préfère en blues est sans conteste le vibrato de gorge, qui est le plus profond.

Le vibrato de gorge

Ce vibrato est idéal sur les notes aspirées, notamment dans le grave. Ne nécessitant pas de jouer des altérations, il est accessible à tous, même aux débutants.

En voici une démonstration, extraite du cours 191 du Module 21 de la Formation Complète :

Le glissando

S’il y a bien un effet spectaculaire qui ne demande pas de savoir jouer de notes difficiles à sortir et qui ne monopolise pas beaucoup d’énergie musculaire, c’est bien le glissando. Tout le monde peut a priori jouer des glissandos et sur l’harmonica, c’est presque toujours le premier effet que les enfants ont envie de jouer ; en tous les cas, je me rappelle que tout gosse, je jouais des glissandos sur mon harmonica Echo. Mais ces glissandos n’étaient pas intéressants, à la fois parce qu’ils n’étaient pas précis et parce qu’ils ne structuraient pas les quelques mélodies que j’essayais d’inventer.

D’une manière générale, un effet mal fait ne devrait pas être joué en public : ça n’impressionne personne, ça fait juste brouillon.

Alors qu’un effet bien réalisé peut nous rendre de nombreux services, musicalement parlant. Je te conseille donc de bien travailler le glissando pour le réussir à tout coup.

Comment travailler le glissando ?

archer

Comme l’archer, vise bien et visualise le mouvement avant de te lancer.

Le principe est de viser une note – soufflée ou aspirée – est de s’arrêter sur cette note. Le point de départ importe peu dans l’exécution du glissando, mais ce peut être un bon point de départ, pour réussir le glissando, car alors, on peut mieux estimer la distance à parcourir pour atteindre la note ciblée.

L’idéal est d’y aller progressivement :

  1. glisse du 3 au 5 en soufflant ;
  2. glisse du 3 au 5 en aspirant ;
  3. glisse du 2 au 5 en soufflant ;
  4. glisse du 2 au 5 en aspirant ;
  5. glisse du 5 au 2 en soufflant ;
  6. glisse du 5 au 2 en aspirant.

Rappelle-toi que tu dois entendre distinctement la note ciblée. Pour être sûr que le glissando est bien fait, prolonge le son de la note ciblée. Reste bien concentré sur ce que tu fais, sans avoir besoin de voir ce que tu fais : comme souvent à l’harmonica, ce qui compte, c’est ce que tu ressens. N’hésite pas à prendre des repères physiques, comme ce que tu as peut-être fait pour apprendre à jouer une seule note à la fois.

Le dip-bend

Si tu en es déjà au travail des altérations aspirées ou si tu les maîtrises parfaitement, tu as la possibilité de jouer cet effet très caractéristique du blues qu’est le dip-bend. Tu touveras une démonstration sur le dip-bend dans ce cours et une explication très subtile – néanmoins très instructive – sur la différence entre dip-bend et grace note.

Une fois que tu sais jouer ton plan et que tu t’es familiarisé avec toutes ces techniques, tu peux passer au paragraphe suivant, dans lequel je te propose des pistes pour improviser sur la grille de blues.

Comment improviser sur la grille à partir du plan harmonica blues 005 ?

Comment trouver d’autres idées avec aussi peu de notes différentes ?

3 idées pour poursuivre la grille

1ère idée. Transpose les deux premières phrases du plan en do

Tu connais la grille de blues, tu sais que les deux accords des mesures 5-6 sont deux fois C7 et ceux des mesures 7-8 sont deux G7. Par conséquent, tu peux trransposer la première phrase sur  C7 et rejouer intégralement la seconde phrase sur les mesures 7-8.

Deux étapes pour réussir à transposer la première phrase de G7 à C7.

première étape : repérer les degrés de la phrase

J’ai analysé les degrés comme des intervalles par rapport à la fondamentale de l’accord, la note sol.

J’utilise la notation internationale, où la 7ème mineure est indiquée par le symbole « b7 » (bémol 7) alors que la 7ème majeure serait indiquée par un 7. Dans le système international en effet, la référence est toujours le mode majeur.

Voici la correspondance des degrés utilisés dans notre plan, en notation internationale et en notation classique :

  • 1 pour désigner la tonique ;
  • 3 pour la pour la médiante, qui se situe à une distance de tierce majeure de la tonique (2 tons) ;
  • 5 pour la dominante, à un intervalle de quinte juste de la tonique (3,5 tons) ;
  • 6 pour la sus-dominante, à un intervalle de sixte majeure de la tonique (4,5 tons) ;
  • b7 pour la septième du mode mixolydien (qui n’est pas une note sensible) située à une septième mineure de la tonique (5 tons).
seconde étape : partir des mêmes degrés et les adapter à l’accord de C7

En cherchant les notes qu’il faut jouer sur l’accord de C7, comme si la mélodie passait en do majeur, voici ce que cela donne :

En effet :

  • 1+ (do) est la tonique de do ;
  • 2 (sol) est la dominante de do : do-sol est une quinte juste (3,5 tons) ;
  • 2+ (mi) est la médiante de do : do-mi est une tierce majeure (2 tons) ;
  • 3′ (sib) est la septième de do mixolydien : do-sib est une septième mineure (5 tons) ;
  • 3″ (la) est la sus-dominante de do : do-la est une sixte majeure (4,5 tons).

Tout va bien ? Tu sauras jouer les deux altérations en 3, à savoir 3′ & 3″ ?

  1. Parfait ! Tu es donc de Niveau Deux, tout va bien pour toi.
  2. Malheureusement non : tu ne sais pas encore altérer (ou difficilement et il est vrai que faire sonner juste le la grave n’est pas chose facile). Dans ce cas, il va falloir que nous trouvions une solution de rechange, afin que ton niveau encore trop faible pour tout jouer en blues ne soit pas un handicap pour poursuivre la grille de blues.

C’est ce que nous allons voir avec la deuxième idée.

2ème idée. Joue les mêmes phrases en les adaptant à C7

Cette fois, nous conservons (presque) les notes initiales, mais nous les adaptons, pour qu’elles sonnent bien également sur l’accord de C7.

Nous allons procéder en deux étapes :

  1. repérer les tensions fortes ;
  2. corriger les tensions en remplaçant certaines notes par d’autres ou en les déplaçant légèrement, sans toucher à l’aspect mélodico-rythmique initial de la phrase.
première étape : repérer les tensions fortes

Quelles sont les notes qui risquent de frotter sur C7 ?

  • sol, la fondamentale de G7, est aussi la dominante de C7, située à une quinte juste de sa fondamentale : do-sol est une quinte juste (aucune tension) ;
  • ré, la dominante de G7, est la sus-tonique de C7, située à une seconde majeure (ou une neuvième majeure) de sa fondamentale (tension douce) ;
  • si, la médiante de G7, est la sensible de do majeur, située à une septième majeure de sa fondamentale (tension forte) ;
  • fa, la septième de sol mixolydien, est la sous-dominante de C7, située à une quarte juste de sa fondamentale (tension maximale) ;
  • mi, la sus-dominante de G7, est la médiante de C7, située à une tierce majeure de sa fondamentale (aucune tension).

Bref, deux notes vont frotter sur C7, si on les joue telles quelles : si et fa bécarre. Surtout le fa bécarre, qui est une noire, jouée dans la première mesure, au posé du troisième temps et dans la mesure suivante, au posé du premier temps (plus tendu, tu meurs) et l’on finit la phrase sur ce même fa bécarre (crises cardiaques assurées dans le public). Ce n’est pas une fausse note à proprement parler, puisqu’elle fait bien partie intégrante de la phrase en sol mixolydien, mais c’est la plus grande tension que l’on puisse avoir sur C7. Donc, deux possibilités :

  • soit on la joue quand même, pour exprimer une terrible souffrance que l’on a au fond de soi et que l’on veut faire ressortir ;
  • soit on joue une autre note, pour éviter le malaise.

Je préconise de remplacer si et fa bécarre par des tensions plus douces.

seconde étape : remplacer les notes trop tendues en conservant l’aspect mélodico-rythmique initial

Je suis parti de la phrase initiale ; je te propose deux versions. Dis-moi quelle est celle que tu préfères et pourquoi !

plan-harmonica-blues-005-par-degré-en-do-sans-tension-forte-2

J’ai barré les notes les plus tendues, que je voulais éviter à tout prix !

Première version

Dans la première version, j’ai mis très peu de tensions, mais j’ai conservé l’intervalle de triton que l’on avait au début.

Le triton

Les intervalles mélodiques les plus tendus, indépendamment de l’accord (ou des accords) qui les accompagne(nt), sont sans conteste la quarte augmentée et la quinte diminuée, qui contiennent tous deux trois tons. Cet intervalle de trois tons, que l’on nomme aujourd’hui triton, portait au Moyen-Age le nom terrifiant de Diabolus in Musica !

Il est caractéristique des accords de septième de dominante (les accords X7), que l’on rencontre partout en blues. Aujourd’hui, cela ne choque plus personne de l’employer dans une mélodie, sauf dans les chansons populaires, où l’on a vraiment l’impression de chanter faux. Mais en accompagnement de ces mêmes chansons, dans les chansons blues ou  dans les instrumentaux d’à peu près tous les styles, on ne le ressent plus de nos jours comme un intervalle qui sonnerait faux, mais comme un intervalle tendu : une manière de plus de bluesifier une mélodie est d’y inclure le Diable en Musique.

Entre si & fa, nous avons bien trois tons ; nous avons aussi trois tons entre sib & mi.

Le seul souci pour toi, avec cette première version, si tu es de Niveau Un, c’est bien évidemment la présence de sib en 3 altéré une fois.

C’est pourquoi – par altruisme – je me suis creusé un peu la tête 😉 pour te trouver une seconde version, que j’ai écrite, non pas d’après la première version, mais d’après la phrase initiale. Et donc, dans la seconde version, il n’y a plus d’altération du tout, mais du coup, comme le triton a disparu, j’ai ajouté une tension forte au posé du quatrième temps de la première mesure. Cela peut te paraître contradictoire avec ce que j’ai dit plus haut sur la tension maximale, car cette note n’est autre que le fa bécarre, une note que je voulais éviter à tout prix. Mais en fait, la tension forte est d’assez courte durée, puisque juste après, je joue un mi en 5 soufflé. Ainsi, la tension fa bécarre se résout sur mi, qui est une note de l’accord C7.

Pour mieux comprendre cette notion de tension/résolution, je te conseille de suivre ce cours sur les tensions du blues.

3ème idée. Trouve une phrase plus originale

Une autre idée est de conserver les notes que nous avons choisies pour les deux première idées, mais de rythmer tes phrases un peu différemment.

Mais là, j’ai bien conscience que cela puisse être difficile, surtout si tu n’as pas un gros vocabulaire blues ou si tu n’as pas encore bien l’habitude de te placer rythmiquement, d’autant plus si tu n’es pas encore très à l’aise en improvisation.

Heureusement, je suis là pour toi. 😉

Mais je ne vais pas pouvoir tout développer ici, car il me faut de nombreuses vidéos et plusieurs heures d’explications et d’exemples pratiques.

Si tu souhaites aller plus loin et progresser, tant sur le plan des idées, que sur le plan rythmique (surtout au niveau du placement rythmique), je te conseille de rejoindre Le Clan des Bluesmen, qui est une formation en vidéos très progressive. Pour suivre cette formation, il te faut consacrer environ 30 minutes par jour à jouer du blues. Cette demi-heure de travail quotidien ne sera pas une corvée, mais un plaisir sans cesse renouvelé. Le plus dur à supporter, pour toi, ce ne seront pas les difficultés techniques ou d’éventuels problèmes d’oreille, car le contenu de mes cours en vidéos te permet de progresser rapidement ; non, le plus dur, ce sera de te limiter à une demi-heure de blues quotidien, si tu as d’autres affaires dans la journée que tu ne pourras pas contourner. Comme le dit Bruno, un élève de l’école d’harmonica, « le plus grand risque est de devenir accro ». 😉

Je te laisse découvrir ce que te réserve cette formation en vidéos en cliquant sur ce lien : Le Clan des Bluesmen, une formation très complète pour jouer blues, en partant de zéro.

Télécharge ton cadeau !

Dans la vidéo, j’annonce la composition de ton cadeau :

  • la partition du plan harmonica blues 005 ;
  • la tablature harmonica de ce plan (noté sous la partition) ;
  • la démonstration en mp3 ;
  • 6 pistes d’accompagnement en mp3 pour rejouer le plan dans toutes les tonalités (pas les 12 tonalités, mais les 6 qui sont vraiment utiles en blues).

Au final…

Voici ce que contient ton cadeau (entièrement offert) :

  • la partition en clé de sol ;
  • la tablature écrite sous la partition ;
  • la démonstration du plan harmonica blues 005 sur l’accompagnement du blues en deuxième position ;
  • les pistes d’accompagnement du blues en fa, en sol, en la, en do, en ré et en mi, afin que tu puisses rejouer le plan et tes propres solos sur des harmonicas accordés respectivement en C (do), D (ré), F Low (fa grave), G (sol), A (la) & Bb (si bémol).

As-tu tout suivi ? As-tu des questions ?

Dans un récent sondage, je me suis aperçu que certains élèves, qui étaient très intéressés par ces cours de blues en accès libre, liés à chaque nouvelle parution d’un plan harmonica blues, avaient plusieurs questions à poser, car tout n’était pas clair pour eux. En fait, certains suivent tout parfaitement, d’autres ont un peu plus de mal, car tout le monde n’en est pas exactement au même niveau, c’est évident.

N’aie pas peur de poser des questions !

Je me rappelle un forum où l’on lisait cette recommandation : « Si vous avez des questions bêtes, gardez-les pour vous ». J’ai été choqué de lire cette interdiction ! Des questions bêtes ? Mais il n’y a pas de questions bêtes, ça n’existe pas ! Si l’on se pose une question, c’est soit qu’une information nous manque, soit que les mots employés n’ont pas été tous compris (pour diverses raisons) ou que la tournure des phrases nous a embrouillée… Bref, quand on pose une question, c’est parce qu’on ne sait pas. Or quel est le meilleur moyen de savoir ? Poser des questions ! Et si la réponse à une question ne suffit pas ou répond à côté, parce que la question a été mal comprise, pose une question complémentaire ou repose la question autrement, mais tu ne dois pas te dire : « Bon, je ne comprends rien, tant pis ». Au contraire, insiste pour comprendre.

Ne reste pas avec des lacunes !

La pire chose à faire – qui pourrait être une bêtise, pour reprendre le terme dévalorisant de cet olibrius, mentionné plus haut – ce serait de ne pas poser la question, par honte de passer pour un gros nul. Car alors, tu resterais avec des questions sans réponses, des vides jamais comblés, des lacunes que tu aurais du mal à dépasser.

Personne n’est nul !

Depuis 27 ans que je donne des cours, je n’ai vu un seul élève absolument nul, qui n’arrivait à rien de rien, ne comprenait jamais rien, avait un QI proche de zéro, avec un cerveau complètement plat… Jamais je n’ai rencontré un seul spécimen ayant un tel handicap, alors que j’ai aidé des milliers d’élèves dans de nombreux domaines (pas qu’en musique). Partir de zéro, cela ne veut pas dire que l’on est soi-même un zéro, mais que l’on commence au tout début.

Quand je vais voir un film au cinéma, parce que le titre et le synopsis m’ont plu – parfois aussi la présence de certains acteurs ou le nom du compositeur des musiques du film – au tout début, je ne sais pas ce qui va se passer, je ne devine pas non plus quelles épreuves le héros va devoir affronter et comment cela va se terminer. Je pars donc de zéro ; suis-je pour autant un spectateur nul ? 😉

Bref, pose toutes les questions qui te passent par la tête !

Je t’engage à poster au moins une question dans la zone de commentaires. Si vraiment, tu as tout compris, tout assimilé et que, pour toi, ce cours enfonçait des portes ouvertes, écris-moi tout de même un petit commentaire pour me dire ce que je n’ai pas dit et qui t’a manqué ou quel type d’information tu souhaiterais recevoir dans ces cours sur les plans harmonica blues.

A toi de jouer !

Je te réponds dans les 24 heures.

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