Un coup de baguette magique et hop ! Ton rêve vient de se réaliser…

Ainsi, tu cherches à réaliser tes rêves maintenant.

Maintenant et pas "un jour peut-être".

Chacun de nous a en soi un rêve à réaliser.

Nos rêves de gosse

Quand j’étais tout gosse, je rêvais de jouer du piano comme Mamie.

Quand j’étais ado, je rêvais d’être Paul McCartney.

A l’âge adulte, après mon service militaire, je rêvais d’ouvrir une école de musique d’un autre genre.

Je ne me disais pas que c’était trop demander à la Vie, c’était juste un rêve de plus que j’écrivais sur ma to-do-list.

Je suis sûr que, si je te demande quel est ton rêve, tu vas pouvoir me le dire aussitôt.

Il est probable que tu ne puisses pas t’identifier à ton rêve.

Arrête de rêver !

Combien de fois ma mère m’a dit : « Arrête de rêver, redescends sur Terre ».

Je ne crois pas être le seul à avoir vécu cette situation : beaucoup d’entre nous abandonnent leurs rêves, parce qu’ils pensent que ce n’est pas pour eux.

Ils ne sont pas nés dans la bonne famille. Ils n’ont pas les bonnes relations. Ils n’ont pas assez d’argent pour réaliser leurs rêves. En tout cas, ils pensent que c’est ça qui les empêche de les réaliser.

Es-tu dans ce cas-là ? Est-ce que tu as trouvé l’obstacle qui t’empêche de réaliser tes rêves ?

Est-ce que, comme eux, tu te contentes, dans ton quotidien, de ce qui est faisable immédiatement ?

Se contenter de moins pour se rassurer

« Okay, je ne serai jamais comme Paul McCartney, mais bon, déjà je peux apprendre à jouer de la musique. Ça au moins, c’est à ma portée. Tant pis si je n’ouvre jamais d’école de ma vie, mais j’aurai fréquenté un peu ce milieu, en amateur. Et c’est beau, de rêver. » Voilà ce que je me suis dit après mon service militaire, quand je me suis inscrit dans l’école de musique de ma ville.

« Ouvrir une école de musique, c’est trop compliqué : trop cher, trop difficile, je sais pas faire. Ma mère a raison : on n’attend pas après moi, personne ne va venir me chercher. Alors, c’est bon, j’arrête de rêver. Après tout, grandir, c’est aussi apprendre à oublier ses rêves de gosse. »

L’histoire extraordinaire de Michaël

« Tu rêves d’être pilote de ligne ? Tu n’y arriveras jamais. C’est bon, arrête, oublie ! D’accord, tu voudrais être pilote de ligne. Éventuellement, inscris-toi dans un petit aéro-club et garde ça en loisir, ce sera déjà bien suffisant. »

Voilà ce que son père a dit à Michaël.

Michaël, c’est un ami de longue date, que j’ai connu à l’université.

Un métier honorable

Michaël était conducteur de travaux dans le BTP en Angleterre. Il avait un appartement de fonction, dans lequel il vivait avec sa compagne. En plein cœur de Londres.

Un bel appartement de fonction. Pas de loyer à payer.

Sauf que Michaël, ce n’est pas ça dont il rêvait depuis qu’il était tout petit : Michaël, il voulait être pilote de ligne.

Il me racontait que, quand il était tout gosse, il levait les yeux vers le ciel et regardaient les avions voler en se disant : « Moi aussi, un jour. »

Mais dans sa famille, on n’était pas pilote d’avion : sa mère était femme de ménage, son père était maçon.

Les bons conseils de Papa

Son père lui répétait souvent : « Arrête de rêver, trouve-toi un métier sûr, pas un métier où il y a beaucoup de candidats et très peu d’élus. Imagine à quel point tu seras déçu, si tu te plantes. Tu vas le regretter toute ta vie. C’est maintenant que tu peux te trouver un bon métier : tu es jeune, tu peux profiter de la vie, trouve-toi un boulot où il y a des débouchés. Comme ça, tu pourras faire carrière.

Comme ça, tu t’assures un revenu régulier, tu mets un peu de sous de côté pour ta retraite et voilà ! Tu auras tes revenus, tu pourras te faire construire une maison, comme on a fait, ta mère et moi, avec un petit jardin. Tu pourras vivre heureux avec ta femme et ta petite famille, tu auras suffisamment d’argent pour les nourrir et puis, si tu as des rêves, des passions, eh bien tu peux en faire des loisirs.

Tu rêves de piloter des avions ? Pourquoi pas ! Inscris-toi à un petit aéro-club pour faire un peu de planeur. Ou tu peux aussi apprendre à faire de l’ ULM, c’est sympa, l’ ULM. Moi, je n’en ai jamais fait, mais j’imagine que ça doit être bien.

Comme ça, tes rêves, tu les gardes en loisir et à côté tu fais un vrai métier. Un métier qui te rapporte de l’argent. Un métier qui soit sûr. Un métier où il y a toujours des débouchés.

Le bâtiment, par exemple. On dit souvent que, quand le bâtiment va, tout va. Quand il y a du boulot dans le bâtiment, il y a du boulot pour tout le monde, l’économie va mieux et tout le monde gagne de l’argent.

Moi, je suis maçon, tu n’es pas obligé d’être maçon comme moi, tu peux faire autre chose : tu peux être électricien. Toi qui as des idées de grandeur, pourquoi tu ne serais pas chef de chantier ? C’est beau déjà, d’être chef de chantier.

Et puis, avec mes relations, je pourrais t’expliquer comment ils ont fait, les chefs de chantier que je connais. Toi, tu as la chance d’être né dans une famille avec un père maçon qui gagne bien sa vie. Profites-en et tu sais, travailler sur les chantiers, c’est pas si difficile que ça et puis, le chef de chantier, il a le beau rôle. On le respecte, le chef de chantier. Et même si t’es pas chef de chantier, tu peux être un bon ouvrier.

Tu sais, mon copain Didier, il est grutier, il gagne 3000 € par mois : il conduit des grues extrêmement hautes, difficiles à manier.

Il travaille en France, mais aussi en Belgique, en Suisse, en Allemagne… Tu vois, grâce à son métier, ça le fait voyager. »

Michaël comprenait très bien ce que son père lui disait. Et en un sens, il était fier que son père ait réussi à faire ce qu’il aimait. Mais quand son père lui disait qu’il fallait atteindre des rêves accessibles, Michaël repensait à son rêve d’être pilote de ligne, car pour lui, c’était accessible !

La détermination de Michaël

Il se disait que, s’il fallait faire des études pour ça, il suivrait des études. S’il fallait beaucoup travailler, il travaillerait beaucoup.

Son père aussi travaillait beaucoup, parfois, sur les chantiers. Il partait toute la semaine et Michaël ne le revoyait que le week-end. Que le dimanche, parfois. « Et puis, se disait-il, si je fais ce que j’aime, je trouverai le courage de beaucoup travailler. »

Deux gars paumés sur la mauvaise route

Quand Michaël est devenu adolescent, il se disait : « Pour être pilote de ligne, à qui m’adresser ? Comment trouver les infos ? Quelles études il faut suivre ? Pas évident. » Il ne savait pas ce qu’il devait savoir pour accomplir son rêve. Alors, comme tout le monde, il s’est contenté d’autre chose.

Après son bac, il est entré à l’université et c’est là que je l’ai connu : à l’Institut Universitaire de Technologie Léonard de Vinci, à Reims, en Génie Civil. Moi qui rêvais d’être musicien, auteur-compositeur-interprète, professeur de musique et lui qui rêvait d’être pilote de ligne. Deux jeunes gars paumés dans leurs rêves, sur la mauvaise route.

Pourquoi j’avais choisi le BTP ? Parce que, dans le BTP, il y a des débouchés. C’est ce que m’avait dit ma mère : « Fais donc des études dans le bâtiment, tu trouveras toujours du boulot. » Elle avait raison : on y trouve toujours du boulot. Surtout avec un DUT en poche.

La belle vie

Michaël, après son diplôme, il est parti en Angleterre. Il y a étudié 1 an. Il a décroché un diplôme européen, il est devenu conducteur de travaux, bien plus que chef de chantier. Il travaillait 60 heures par semaine, mais il avait un bon salaire et un appartement de fonction. En plein cœur de Londres. Sa compagne ne travaillait pas, mais elle n’avait pas besoin de travailler : grâce au salaire de Michaël, elle pouvait s’acheter de beaux vêtements et des bijoux. Elle aimait se pavaner dans les rues de Londres.

Mais Michaël, ce n’est pas la vie dont il rêvait.

Chaque fois qu’il voyait dans un avion passer dans le ciel, il se disait : « J’aurais tellement aimé piloter un jour. »

Un matin, il en a eu assez, de rêver et de ne pas réaliser son rêve.

La rupture

Alors qu’il devait participer à une réunion de chantier avec les chefs d’entreprise qu’il faisait travailler, en nouant sa cravate devant son miroir, il se dit : « Non, j’en ai marre, j’arrête, j’en peux plus. Je ne veux pas me retrouver à 60 balais et m’avouer que je n’ai pas fait ma vie. Je ne veux pas me mentir, me dire que j’ai fait les bons choix, parce que j’aurai bien gagné ma vie et que j’aurai pu m’assurer une bonne retraite. Si je ne fais pas ce que je veux, j’aurai l’impression d’avoir gâché ma vie. »

Ce matin-là, Michaël a décidé de tout arrêter : « Aujourd’hui, s’est-il dit pour lui-même, je ne vais pas bosser. Sur un papier, je vais écrire mon projet et je vais essayer d’imaginer comment le réaliser. »

Deux heures plus tard, son patron l’appelle : « Qu’est-ce que vous foutez ? On vous attend ! »

Il n’a pas osé dire au téléphone qu’il voulait tout arrêter, juste qu’il était fatigué, qu’il avait besoin de repos et qu’il retournerait au boulot le lendemain.

Effectivement, il est retourné au taf le lendemain.

Avec une lettre de démission.

Son patron ne voulait pas accepter sa démission. Il a d’abord cru que c’était une manœuvre de la part de son employé pour décrocher une augmentation. Mais quand il a compris sa détermination à vouloir quitter la boîte, il lui a dit : « Je laisse ton courrier sur le coin de mon bureau. Et on en reparle dans une semaine. En attendant, tu reprends le boulot. »

Une semaine après, Michaël n’avait toujours pas changé d’avis.

Son patron lui a demandé ce qu’il voulait faire : bosser chez un concurrent ?

Non : Michaël voulait être pilote de ligne.

Son patron a éclaté de rire : « Non, mais tu plaisantes ? Tu as fait des études brillantes, tu as décroché un diplôme européen, tu es excellent dans ton travail et tu vas tout arrêter pour quoi ? Être pilote de ligne ? C’est une blague ? »

Michaël est rentré chez lui, avec le sentiment partagé d’avoir gagné sa liberté, d’avoir posé une première pierre à l’édifice, mais en même temps, d’avoir peut-être fait une énorme bêtise.

Mais dans l’euphorie du moment, il a invité sa compagne au restaurant : « J’ai quelque chose à fêter, lui a-t-il dit, c’est une surprise. »

À la fin du repas, il annonce à sa compagne qu’il va réaliser son rêve de devenir pilote de ligne.

Sa compagne, interdite : « Attends, tu t’es fait virer de ton boulot ? »

« Non, personne ne m’a viré : j’ai démissionné. »

« Pardon ? Tu as démissionné ? »

« Oui. Tout simplement. »

« Attends, rassure-moi, tu as trouvé du boulot ailleurs ? »

« Non, je ne cherche pas de boulot ailleurs : je viens de te le dire, je vais devenir pilote de ligne. »

« D’accord, mais tu t’es renseigné sur ce qu’il faut faire pour être pilote de ligne ? Ça ne se fait pas comme ça, du jour au lendemain ! »

« Non, mais je sais. Je rêve de ça depuis que je suis tout petit. »

« D’accord, mais t’as qu’à suivre des études en parallèle de ton boulot ! Comme ça, on continue d’avoir notre train de vie. Parce que, je te signale qu’en lâchant ton boulot, nous venons de perdre l’appartement. »

« Des études en plus de mon boulot ? Je travaille déjà 60 heures par semaine ! On n’a pas d’enfant, on n’a pas le temps, on a à peine le temps de se voir et tu voudrais que je fasse des études en plus de mes 60 heures de travail ? »

« Eh bien, dans ce cas, négocie avec ton patron pour travailler moins ! »

« Non, mais j’ai pas envie de négocier avec la vie, moi ! Ca veut dire quoi, de travailler moins à mon poste actuel ? Faire moins bien mon boulot ? Être moins performant ? Quel est l’intérêt ? Tu sais, moi j’ai rien contre mon ancien patron : il a sa boîte, il faut la faire tourner et c’est bien normal. Si je travaille à moitié, à quoi ça va lui servir ? Un jour, il va me mettre à la porte et j’aurai encore perdu du temps. »

« Et à nous deux ? Tu y as pensé, à nous deux ? Tu ne vas plus rien gagner du tout ! Tu aurais pu au moins négocier un licenciement ! Mais non, Monsieur est trop fier… »

« Ah ouais, donc en fait, ce qui t’intéresse, c’est pas ce que je veux vivre, c’est juste ton train de vie. Mais tu m’aimes vraiment ou quoi ? »

« Ecoute, prenons une semaine de vacances, tu vas prendre du recul et après tu pourras prendre de meilleures décisions. »

Michaël, une fois de plus, avait vraiment l’impression qu’on ne l’écoutait pas.

Après leur semaine de vacances, comme il n’avait toujours pas changé d’avis, sa compagne l’a menacé de le quitter.

Alors, il a quitté sa compagne.

Le départ pour l’inconnu

Michaël n’est pas resté en Angleterre : il a émigré au Canada.

Il a emprunté 200 000 £ et il est parti.

Bien sûr, il en a parlé à ses parents.

Leur réaction a été extrêmement violente : « Soit tu reprends le droit chemin, soit tu ne viens plus chez nous, nous aurions trop honte de dire à notre entourage que notre fils, ce fou, qui avait un bon boulot dans le bâtiment à Londres, a tout quitté pour un rêve idiot. Nous ne voulons pas d’un fils idiot. »

Je pense que c’est par amour que ses parents l’ont menacé, car c’était leur seule manière de réagir. Ils se disaient sûrement que leur fils les aimerait trop pour accepter de ne plus les voir, que ça pèserait dans la balance.

Michaël a donc émigré, sans copine, sans parents, sans famille, totalement seul. A l’aventure.

Quand il est arrivé au Canada, Michaël n’avait pas un sou en poche. Il m’a appelé au bout d’un an, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu de ses nouvelles.

Il m’appelle, il me raconte son histoire.

J’ai tout de suite réagi : « C’est très cher, de se loger au Canada, tu as trouvé quoi ? »

Il me répond :

« Bah, c’est simple : comme je ne trouvais pas de chambre pour me loger, une personne me prête un local. »

« Un local ? Quel genre de local ? »

« Une cave. »

« Quoi ? Une cave ? Une cave obscure, sans fenêtre ?»

« Bah ouais, j’ai pas de fenêtre et pour me chauffer, j’ai juste un petit réchaud à pétrole. De toute façon, je travaille tellement, je viens juste ici pour dormir. Et pour me laver. Dans une bassine. Mais au moins, je ne dors pas dans la rue. »

« Mais tu fais comment, pour tes repas ? »

« Je mange pas beaucoup, en ce moment, tu sais : je suis payé que sur mes heures de vol,  2.500 francs par mois l’été (380 €) 1.500 l’hiver (230 €). »

« Ah, mon pauvre, toi qui avais une chambre de fonction en plein cœur de Londres, tu dois regretter ta décision ! »

« Quoi, regretter ? Tu plaisantes ? Je suis en train de réaliser mon rêve ! Attends, tu ne te rends pas compte ? J’ai survolé trois fois Manhattan ! Tu imagines ? Survoler Manhattan le matin au lever du soleil, c’est magnifique. Attends, j’ai survolé les chutes du Niagara ! »

« Mais dis-moi, tu dois prendre de sacrés risques ! »

« Ah oui, une fois, j’ai bien failli m’écraser sur une montagne. Mais quel pied ! Jamais je ne reprendrai mon ancienne vie. »

Nous étions au téléphone, mais j’imagine qu’il avait des étoiles dans les yeux.

Deux ans après…

Au bout de ses 2 années d’études, il est devenu pilote de ligne.

Et pilote d’hélicoptère. Pour faire de la cartographie aérienne.

Il est resté au Canada.

Il vit à Halifax, en Nouvelle-Ecosse.

Il pilote des avions de ligne.

Et ses parents sont très fiers de lui : « Mon fils est pilote ! »

Pas facile de changer de vie

À l’époque où j’ai eu ces conversations avec mon pote Michaël, j’étais Directeur Technique dans une société d’HLM. Je supervisais les travaux de rénovation d’appartements, je gérais des contrats d’entretien, la relation avec les locataires, avec l’équipe de gardiennage, je faisais des formations pour que les gardiens sachent faire des états des lieux et qu’ils aient une meilleure relation avec leurs locataires. J’avais créé un système de gestion de patrimoine pour que les appartements soient plus reloués.

Un métier où la routine n’existait pas.

Un métier passionnant pour beaucoup de monde, mais pas pour moi.

Moi, je rêvais d’autre chose : j’avais toujours en tête de faire de la scène comme Paul McCartney et de créer mon école de musique. Quand j’ai réalisé ce que Michaël avait fait, le courage qu’il lui avait fallu pour tout quitter et que finalement, grâce à ses efforts, il avait réalisé son vieux rêve d’enfance, je me suis dit que, pour réaliser le mien, ce serait moins difficile : pas besoin d’émigrer, pas besoin de m’exprimer dans une autre langue, je n’ai qu’à me lancer.

Imaginer des obstacles, plutôt que se lancer

J’ai beaucoup hésité avant de sauter le pas : et si ça ne fonctionnait pas ?

Evidemment, j’avais toujours mes parents et mes amis qui me disaient : « Garde ton travail, tu as un bon boulot, tu gagnes ta vie, ne gâche pas tout. »

Ça te rappelle quelque chose ?

J’ai attendu de craquer complètement : ce n’était pas un burn-out, mais une bonne dépression.

Une dépression qui a duré 7 mois.

12 kg de moins en 3 mois. Bon, j’avais besoin de les perdre, d’accord.

La dépression était tellement violente, que je n’osais même plus aller travailler : quand je passais devant la boîte, pour aller faire mes courses, je tremblais comme une feuille morte.

Au bout de 7 mois, j’ai trouvé le courage de réintégrer mon poste.

Je n’ai pas tenu un mois avant de craquer à nouveau : crise de nerfs, crise de larmes.

Je suis parti après avoir négocié mon licenciement, pour toucher le chômage.

Quand on est au fond du trou, on ne peut que se relever

Pendant cette période de chômage, je n’ai pas chômé.

Je me suis mis à donner des cours particuliers à temps plein.

Au fil des années, j’ai acquis de l’expérience en cours particuliers et en stage, j’ai construit et développé une méthode à l’apprentissage de l’harmonica pendant 8 ans et en 2013 j’ai bâti ce site, harmodiatojazz, pour transmettre mon savoir en ligne à tous ceux qui n’avaient pas la chance d’avoir un professeur d’harmonica près de chez eux.

Le 6 septembre 2014, le jour de la Saint Bertrand – promis, je ne l’ai pas fait exprès – l’Ecole Internationale d’Harmonica a vu le jour.

Il m’a fallu du temps, avant de réaliser que j’allais pouvoir faire autre chose de ma vie.

Si tu t’es déjà trouvé dans une pièce avec des personnes qui te racontent comment ils ont changé leur vie, tout à coup, tu vois ta vie autrement.

Ce que j’ai compris, c’est que, bien souvent, on n’ose pas réaliser ses rêves. Alors, on choisit une autre voie et on passe toute sa vie à se persuader soi-même et à prouver aux autres que c’était bien la voie qu’il fallait suivre.

Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain

Je ne suis pas devenu Directeur Technique d’une S.A. d’HLM du jour au lendemain.

J’ai d’abord été un simple technicien, puis un agent de maîtrise.

Dans la dernière société dans laquelle j’ai travaillé, j’ai réorganisé l’entreprise complètement, pour que les services fonctionnent mieux en eux-mêmes et les uns avec les autres. J’ai fait gagner énormément d’argent à l’entreprise grâce à l’organisation que j’ai mise en place.

Pour réussir à faire tout ça, il fallait que je puisse croire vraiment à mon rôle. Alors oui, j’ai joué mon rôle jusqu’au bout. J’ai fait du mieux que j’ai pu, mais au fond de moi, ce n’était pas ce que j’avais envie de vivre.

En 2002, l’année où j’ai réussi à négocier mon licenciement, j’ai lu que, pour réaliser ses rêves, il faut commencer à en parler comme si c’était déjà notre propre réalité. Pour nous habituer à cette idée et considérer que finalement, tout ça est bien normal, bien naturel. Logique que je puisse aller au bout de mes rêves, puisque je l’ai décidé.

Aussi, je ne disais pas que j’étais un ancien Directeur Technique HLM au chômage qui essayait de se recycler, mais un auteur-compositeur-interprète qui avait créé une école de musique à domicile.

Eh oui, à l’époque, je donnais exclusivement des cours à domicile.

Suis-je légitime à choisir ma vie ?

Avais-je le droit de créer une école de musique ?

Je n’avais pas de diplôme d’enseignant, pas fait d’école de commerce. Comment réussirais-je à créer une école de musique ? Qui allait me faire confiance ? Etais-je vraiment légitime à créer une école de musique ?

Un jour, j’ai été contacté par une école de musique qui cherchait à remplacer son professeur d’harmonica.

Un honneur pour moi, car j’avais été élève dans cette école. Élève grand débutant en harmonica. Alors, remplacer le prof, quelques années plus tard, j’en étais fier. Fier qu’on ait pu penser à moi.

Alors oui, je me suis dit que, si je pouvais être embauché dans une école de musique, alors que je n’avais pas fait le conservatoire, que je n’avais aucun diplôme de musicien et n’étant pas professeur de l’Education Nationale, c’est que j’avais le talent pour ce poste. Et pourquoi pas diriger une école de musique. Tout à coup, mon vieux rêve était devenu accessible. Plutôt que postuler à la direction d’une école de musique, je pouvais la créer moi-même. Et je savais que je réussirais, car j’étais légitime pour le faire.

Ce que je veux te dire, c’est qu’une fois que l’on a réussi à penser autrement, nos vieux obstacles se réduisent aussitôt en poussière.

Quand ça a commencé à fonctionner pour moi, tout le reste s’est enclenché.

Oser pour se sentir plus fort

En fait, quand tu crois vraiment à tes rêves, que tu te lances et que tu parles déjà de toi comme si tu avais déjà réalisé ton rêve, eh bien, tout naturellement, tu rencontres les bonnes personnes, les bonnes relations, tu trouves des opportunités partout. Tu as l’impression que l’univers entier se met en accord pour que tu réussisses.

Les autres ne peuvent plus te mettre d’obstacle dans la tête.

Quand j’ai lancé mon entreprise sur Internet et que je disais à mon entourage, en décembre 2013, que j’allais créer la toute première école internationale d’harmonica, encore une fois, on m’a dit : « Mon Dieu, mais ne te lance pas là-dedans ! » Ma mère a joué une fois de plus son rôle de mère protectrice : « Arrête un peu de rêver, on n’attend pas après toi. » Et mon père a ajouté : « Tu sais, il y a 95 % des gens qui se plantent sur Internet. »

« Très bien, je ferai partie des 5% qui réussissent. »

« Non, mais arrête de rêver ! Si on pouvait lancer comme ça une école de musique sur Internet et que ça marchait, ça se saurait ! »

« Ah ouais, ça se saurait ? Et comment tu le saurais ? Tu t’es déjà renseigné, tu as déjà essayé de créer une entreprise ? Tu as déjà été essayé de te lancer sur le web ? Comment tu peux savoir si ça se saurait ou pas ? Il y a plein de choses qui se savent par certaines personnes et qui se ne savent pas par d’autres, parce qu’ils ne s’y intéressent pas. Moi, je vais m’y intéresser, me former pour ça. »

Je ne connaissais presque rien à Internet, je n’avais pas de compte Facebook, une petite chaîne YouTube avec moins de 10 vidéos et pour trouver l’adresse de ce site, il fallait voir le dernier lien de la dixième page.

Aujourd’hui, quoi que tu tapes dans Google, tu me trouves sur la première page.

Ce n’est pas de la magie : j’ai beaucoup travaillé pour ça.

A l’heure où j’écris ces lignes, ce sont plus de 650 élèves qui ont appris à jouer du petit instrument dans cette école de musique. Je n’en suis pas peu fier.

Le seul regret que j’ai aujourd’hui, c’est de ne pas avoir commencé plus tôt.

J’ai passé des années et des années à me demander si, peut-être, je pourrais réaliser mes rêves. Créer cette école de musique m’a pris 9 mois. De l’âge de 24 ans à l’âge de 41 ans, j’ai hésité à me lancer.

La chance de pouvoir réaliser son rêve

Et toi ? Combien de temps vas-tu encore hésiter, avant de réaliser tes rêves ?

Aujourd’hui, on me dit : « Tu as de la chance, de pouvoir vivre de ta passion. »

Mais non, ce n’est pas de la chance.

Ta chance, c’est toi-même

Ta chance, tu la fabriques toi-même.

Je ne suis pas sorti dans la rue un matin pour ramasser par terre un bon pour diriger une école de musique toute faite pour moi.

J’ai travaillé pour cela.

Et j’y travaille encore.

Mais ce n’est pas vraiment du travail.

Pas au sens où on l’entend souvent.

Ce n’est pas une corvée, mais un plaisir.

C’est un plaisir, car tous les jours, je fais ce que j’aime.

Ta baguette magique, tu l’as déjà entre les mains

La magie, pour moi, c’est le fait qu’il suffit de penser autrement, pour que tout devienne possible, réalisable, réaliste.

Beaucoup de gens se disent : « Ah, j’aurais tellement aimé faire de la musique ! Mais à mon âge… » J’entends ce discours depuis toujours, que la personne ait 80 ans, 70 ans, 40 ans ou même 30 ans.

Le problème, ce n’est pas l’âge que tu as aujourd’hui.

Le problème, c’est ce que tu as dans la tête.

Le problème, c’est ce que tu imagines de ta vie et ce que tu imagines des obstacles que tu vas devoir franchir pour pouvoir réaliser ton rêve.

Le coup de baguette magique, c’est toi-même qui vas te le donner.

C’est une véritable magie de passer de Directeur Technique dans le Bâtiment à professeur de musique dans une école créée de toutes pièces.

Mais ça n’est pas tombé du ciel.

Pour que les rêves se réalisent, il ne suffit pas d’y croire : il faut y croire, puis agir.

Ta première action

Commence par une action. Une seule, pour le moment, qui ne te demandera pas beaucoup d’efforts.

Tu as envie de jouer du piano, du ukulélé, du saxophone, de la guitare, du banjo, de l’accordéon ?

Trouve-toi un prof de musique en qui tu as confiance et vas-y, engage-toi à suivre ses cours.

Si tu rêves de jouer de l’harmonica, alors tu es au bon endroit.

Ta baguette magique

Ta baguette magique, c’est ta première action et crois-moi, les rêves se réalisent.

Il y a de la magie partout, dans ce monde.

Il y a surtout de la magie en chacun de nous : le fait qu’un rêve se réalise, c’est le coup de baguette magique que tu vas te donner à toi-même.

Ma mission aujourd’hui, au-delà de t’enseigner la musique, c’est de t’aider à réaliser tes rêves. Je t’invite à être une de ces personnes aujourd’hui et que nous travaillions ensemble pour identifier quel est ton rêve et comment le réaliser dès maintenant.

Pas « un jour peut-être ».

Maintenant.

Aujourd’hui.

Tu as déjà remarqué que, lorsque tu te dis : « Je ferai ça un jour », en fait, tu ne le fais jamais ?

Alors, arrête de dire « un jour, je le ferai ».

Fais-le maintenant.

Fais-le.

Tu es sans doute ici parce que tu veux apprendre à jouer de l’harmonica.

Alors, vas-y, lance-toi.

Que se cache-t-il derrière l’envie de réaliser son rêve ?

Si ton rêve est d’apprendre à jouer de l’harmonica, pourquoi veux-tu vraiment apprendre à jouer de l’harmonica ?

Est-ce pour te sentir fier de pouvoir réaliser quelque chose que tu n’as jamais réussi à faire ? Veux-tu dépasser ce sentiment de ne pas y arriver, parce que tu as échoué quand tu étais plus jeune ?

Est-ce que tu veux avoir ton harmonica en poche et pouvoir en jouer à tout moment ? A la fin des repas de famille pour amuser tes petits-enfants ? Tout seul devant un paysage à te faire plaisir à jouer la musique que tu aimes ? A mettre l’ambiance dans un groupe d’amis ? Qu’est-ce qui se cache derrière ton envie d’apprendre à jouer de l’harmonica ?

L’histoire d’André

André avait 75 ans, quand il a débuté l’harmonica. Au bout de 3 mois, il m’a écrit : « Bertrand, je ne t’oublierai jamais. Tu as changé ma vie. »

Jamais considéré par sa famille

Comme chaque année, il a passé Noël en famille. A la fin du repas, il a joué un des morceaux que je lui avais appris. Devant toute sa famille. Il lui a fallu du courage. Beaucoup de courage. Car dans sa famille, les ouvriers étaient mal vus.

Dans sa famille, il y a des médecins, des architectes, des enseignants, des ingénieurs, des avocats… Lui n’était qu’un simple ouvrier.

La 5ème roue du carrosse.

Jamais considéré par ses frères, ses parents, ses enfants… A l’adolescence, le discours de ses enfants, c’était : « Je vais beaucoup travailler pour ne pas finir comme Papa. »

André n’était pas un Ouvrier Hautement Qualifié, mais un simple ouvrier. Il aimait son métier, mais il n’était pas assez noble aux yeux de sa famille.

Quand, au cours du repas, chacun évoquait ses aventures professionnelles, qui de ses patients, qui de ses chantiers, qui de ses étudiants, qui de ses recherches, qui de ses procès, André était juste bon à servir les plats.

Oser se lancer

Ce soir de réveillon, une demi-heure après la fin du repas, il a déclaré à l’assemblée : « Ecoutez-moi pendant 5 minutes, j’aimerais que vous m’écoutiez. Je veux faire quelque chose devant vous que je n’ai jamais faite. »

Tout de suite, les moqueries : « Attention, Papi va faire une pirouette ! »

« Non, je ne vais pas vous faire une pirouette, je vais vous jouer de la musique. »

« Toi, faire de la musique ? Mais tu n’en as jamais été capable ! Tu as voulu faire du piano étant jeune, tu n’as jamais réussi à aligner 3 notes ! »

« Laissez-moi faire, écoutez-moi pendant 5 minutes et après, vous pourrez me critiquer autant que vous voulez, c’est pas grave, j’ai l’habitude. Ça fait 75 ans que je suis critiqué pour mes choix. Je vous demande simplement de me respecter, de m’écouter et après vous pourrez vous moquer de moi. »

Il a inséré une clé USB dans sa chaîne hi-fi, sur laquelle il y avait la piste d’accompagnement du morceau que je lui avais appris à jouer.

Un, deux. Et un, deux, trois, quatre…

Et voilà notre André qui joue son morceau, bien concentré.

A la fin du morceau, tout le monde l’a applaudi ! Ses enfants, ses frères et sœurs, ses petits-enfants, tout le monde le regardait les yeux écarquillés d’admiration.

La consécration

Pour la toute première fois, il était considéré par les autres membres de sa famille, parce qu’il avait réussi à faire quelque chose que les autres ne savaient pas faire.

Bien sûr, André avait appris à jouer de l’harmonica parce qu’il aimait le son de l’instrument, mais derrière ce rêve, se cachait le désir d’être enfin considéré par sa famille.

Bien sûr, réaliser ses rêves, ce n’est pas aussi simple qu’un coup de baguette magique, mais si tu considères que c’est par toi que ça commence, par ta décision, par ta première action, alors la magie peut opérer pour toi aussi.

Alors, tu te lances ?

Peut-être qu’en lisant l’histoire de Michaël ou celle d’André, tu as quelque chose en tête. Peut-être es-tu un peu perdu en ce moment, en te disant : « Bah ouais, j’aimerais beaucoup faire ça, mais comment je m’y prends ? Il y a quelque chose qui brûle au fond de moi, mais quelle frustration si je n’y arrive pas ! »

Le conseil que je te donne est de ne pas commencer à penser que, peut-être, tu n’y arriveras pas. Je suis prêt à t’aider à t’accompagner dans la réalisation de ton rêve, si ton rêve tourne autour de la musique, car c’est ma mission de vie, aujourd’hui.

Tu ne seras pas le premier à qui je permettrai de réaliser son rêve. Tu ne seras pas le dernier non plus.

Pour cela, je t’ai préparé un questionnaire, dans lequel tu vas pouvoir me dire ce que tu rêves de faire. Pourquoi tu veux apprendre à en jouer. Quel est le désir qui se cache derrière ton envie de jouer de l’harmonica.

L’histoire de Jean-Pierre

J’ai eu un élève qui était extrêmement malade.

Il s’appelait Jean-Pierre.

Il s’appelait. Car il n’est plus de ce monde.

Il a attendu d’être très malade pour se mettre à la musique. Il m’a dit : « J’ai toujours voulu jouer de la musique. Tant pis si je rate, je n’aurai pas le temps d’avoir des regrets, pour le peu qu’il me reste à vivre. »

C’était maintenant ou jamais.

C’est sa femme qui, deux semaines après son décès, m’a envoyé un e-mail qui disait :

« Sur son lit de mort, Jean-Pierre m’a fait promettre de vous remercier de sa part. Il m’a confié qu’il n’avait pas peur de mourir. Il m’a demandé de vous remercier de lui avoir permis de réaliser son rêve de jouer de la musique. »

Il est parti heureux.

A toi de jouer !

Maintenant, je te pose la question : vas-tu attendre d’être malade, de n’avoir plus que quelques jours à vivre pour enfin oser réaliser ton rêve ?

Ou est-ce que tu veux le réaliser maintenant ? Là ,tout de suite. Là, oui, tout de suite. Là, maintenant. Quand je dis « maintenant », c’est pas « cette semaine », « ce mois-ci ». Non : « maintenant, aujourd’hui, là, tout de suite. »

Ta première action, maintenant, c’est de remplir ce questionnaire.

Merci de m’avoir lu jusqu’ici.

Tu sais ce que tu dois faire, maintenant.

2023-07-31T11:56:27+02:00
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