Comment j’ai trouvé le raccourci pour appendre à jouer de l’harmonica en 5x moins de temps

Apprends l'harmonica en 5 fois moins de temps

Tu as peut-être déjà acheté une méthode livre et CD ou livre et DVD, éventuellement avec un harmonica offert. Avec la promesse de réussir à jouer des morceaux vraiment sympas dans tous les styles. Malheureusement, après avoir tourné 3 pages, tu t’es vite rendu compte que la méthode allait beaucoup trop vite. En fait, on te demande déjà de jouer des mélodies écrites en solfège, alors que du solfège, tu n’en as jamais fait ou alors il y a tellement longtemps que tu te rappelles seulement que ça existe. Malgré tout, es-tu toujours motivé à apprendre à jouer de l’harmonica ?

Comme toi sans doute, on m’a offert un harmonica, quand j’étais petit. Bien sûr, j’ai soufflé et aspiré dedans pendant des années sans jamais savoir en jouer. Et puis un jour, j’ai voulu m’y mettre. Alors j’ai dépensé un peu de mes économies pour m’acheter une méthode qui, à l’époque, était « multimédia », puisqu’il y avait dans le coffret un livre de poche et une cassette audio ! Ah oui, je te parle d’un temps que les moins de 20 ans…

Comme la plupart des méthodes que l’on trouve aujourd’hui dans le commerce, elle va extrêmement vite. Et rien n’est dit sur les éléments de solfège, alors que des partitions sont écrites un peu partout dans le livre.

Ce n’est pas une mauvaise méthode en soi. Seulement, elle ne s’adresse pas aux vrais débutants – aux « grands débutants » – ceux qui n’ont jamais fait de musique de leur vie : on dirait qu’il faut déjà avoir fait de la musique, pour aborder cette méthode.

Mes débuts à l’harmonica

J’étais au lycée à Reims, quand j’ai acheté cette méthode.

Alors que j’étais hyper motivé, j’ai vite déchanté, car je ne trouvais pas les explications très claires et comme je n’avais pas la possibilité d’appeler l’auteur de la méthode pour lui poser des questions, je ressentais énormément de frustration. Il est clair que, si tu veux apprendre à jouer d’un instrument, il est très important que tu puisses montrer ce que tu fais à ton professeur et lui poser des questions, à la fois pour être sûr que tu as bien tout assimilé et pour te faire réexpliquer ce que tu n’as pas compris.

En fait, plus j’avançais dans la méthode, plus j’étais désespéré de ne pas réussir à faire comme le modèle : ce que j’entendais me faisait rêver, mais ce que je faisais était bien loin d’y ressembler. Du coup, je me trouvais bien nul, en comparaison avec l’auteur de la méthode, qui jouait comme un dieu.
Et encore, j’étais déjà musicien, puisque je jouais déjà de la flûte et du piano. Je n’imagine même pas ce que tu dois ressentir, si tu ouvres une méthode alors que tu n’as jamais fait de solfège de ta vie et que tu trouves des partitions que tu ne sais pas déchiffrer et qu’on ne t’apprend pas à déchiffrer…

Je jouais le soir, après avoir fait mes devoirs et le matin, je me levais une demi-heure plus tôt pour en faire un peu avant d’aller au bahut. Je rêvais souvent que je rencontrais l’auteur de ma méthode et qu’il me montrait comment jouer de mon instrument. Bien sûr, dans mes rêves, ça passait tout seul. Mais au réveil, c’était de nouveau la déception.
J’aurais pu changer de méthode, mais force est de constater que la plupart des méthodes pour apprendre à jouer de l’harmonica ne sont pas du tout adaptées aux débutants, car ça va toujours trop vite.

A l’époque, Internet n’existait pas. Et comme les professeurs d’harmonica, c’était une denrée rare – ça n’a pas tellement changé – je ne trouvais aucune école de musique qui pourrait me conseiller pour mieux jouer de mon instrument. Malgré tout, je réussissais à jouer quelques mélodies. Des chansons des Beatles, notamment. Au lycée, j’hésitais à jouer devant les autres. Je me rappelle que je sortais mon petit instrument quand j’attendais le bus ou le train et que je le rangeais dans son boîtier, dès que je voyais un pote qui venait à ma rencontre.

A l’université, j’avais déjà pris un peu d’assurance. Je n’avais pas beaucoup progressé, mais les morceaux que je savais jouer, je les avais tellement bossés que je les connaissais par cœur. Je me rappelle deux anecdotes qui me font encore sourire.

J’étais en amphi, le prof était en retard. Spontanément, j’ai sorti mon harmonica et j’ai joué Oh ! Susannah. Les 139 autres étudiants eurent spontanément le sourire aux lèvres. A la fin de ma courte prestation, tout le monde m’a applaudi. C’est là que j’ai pris conscience de la magie de cet instrument.

Un autre jour, j’étais avec Pascal, l’un de mes meilleurs amis, dans sa chambre de la résidence universitaire. Je jouais des chansons des Beatles et son voisin d’en face est venu frapper à sa porte pour lui emprunter du sel. Dès qu’il m’a vu, il a commencé à me bombarder de questions sur l’harmonica. Il avait l’air subjugué de ce que je pouvais en sortir. Après lui avoir répondu, il m’a dit : « Vas-y, joue ! Qu’est-ce que tu connais d’autre ? » Alors, j’ai enchaîné sur Hey Jude. Il était enchanté. Et moi, j’étais fier d’avoir contenté mon premier fan. Evidemment, le coup de la salière, c’était juste un prétexte pour m’aborder.

Quand j’ai fait mon service militaire, j’avais souvent mon petit instrument en poche. Pendant nos rares moments de pause, je le sortais et je jouais de petits airs de country music. Et toujours les mêmes chansons des Beatles, évidemment.

Quand j’ai commencé à bosser, je me suis installé à Châlons-en-Champagne. Après les horaires de bureau, j’allais rejoindre mes amis de la troupe de théâtre que je venais d’intégrer. J’avais eu dans l’idée de faire du théâtre pour dépasser le trac maladif que j’avais en public. Notre metteur en scène avait remarqué que j’aimais beaucoup l’harmonica. A cette époque, je commençais à improviser. Je me rappelle qu’une amie m’avait dit qu’elle était impressionnée des sentiments que je pouvais évoquer au travers de cet instrument. Alors que je jouais tout simplement ce qui me passait par la tête. Dans la troupe, nous étions deux à nous appeler Bertrand. Moi, on me surnommait Bertrand Harmonica. C’est dire s’ils avaient remarqué que j’aimais ça. Bref, le metteur en scène a eu l’idée de me faire jouer des interludes à l’harmonica, entre deux scènes que nous jouions. Nous n’interprétions pas une seule pièce de théâtre entière, mais de courtes scènes, des sketchs ou des extraits de pièces.

Quelques années plus tard, j’ai changé de région pour m’installer à Cergy, dans le Val d’Oise. Je venais de rencontrer la femme de ma vie. Et j’avais trouvé un boulot à 45 minutes de chez moi, à Mantes-La-Jolie, dans les Yvelines. Mon métier me prenait énormément de temps, alors je n’avais plus la possibilité de faire une heure d’harmonica par jour. Bon, je commençais à gagner un peu ma vie, alors je me suis mis en tête de m’inscrire dans une école de musique. Eh bien, figure-toi qu’en Ile-de-France, il n’existe qu’un seul conservatoire qui a une classe d’harmonica !

Un seul conservatoire, à 45 minutes de chez moi. Pas si loin géographiquement, mais aux heures de pointe, le trajet était bien long. Tout ça pour suivre un cours de 30 minutes par semaine. Il fallait être motivé et je l’étais.

Cela dit, ça a été le jour et la nuit, avec ce premier professeur d’harmonica : il m’a fait désapprendre tout ce que j’avais mal appris – car j’avais essayé de tout faire tout seul – pour réapprendre l’harmonica avec de bonnes bases. Tu vois, il vaut mieux que tu commences directement avec un prof, pour ne pas prendre de mauvaises habitudes.

Après cette première expérience en cours d’une demi-heure, j’ai intégré les cours collectifs, sur Paris, de Greg Zlap, l’ex-harmoniciste de Johnny Hallyday. J’avais déménagé pour m’installer à Saint Gratien, toujours dans le Val d’Oise, où je suis encore aujourd’hui. Les cours de Greg avaient lieu dans un bistrot parisien, L’Utopia, un haut lieu du blues. A 45 minutes de chez moi, une fois de plus.

Les cours hebdomadaires de Greg m’ont fait faire un sacré bon en avant, notamment parce qu’ils duraient une heure trente, parce que sa pédagogie était adaptée à notre niveau et parce que j’étais au milieu d’un groupe d’élèves, tout aussi passionnés que moi. Ses cours étaient organisés en stages de 10 séances, réparties sur 3 mois. A la fin de chaque trimestre, j’avais la joie de monter sur une vraie scène, accompagné de musiciens professionnels. Quelle fierté d’être félicité par des musiciens de talent et d’inviter ma copine, qui me filmait et qui était émerveillée par mes prestations… Les applaudissements du public, la joie de mon prof, les félicitations de l’orchestre… Ce sont des choses que je n’aurais jamais pu vivre au lycée, tout seul devant mon bouquin, à écouter ma cassette.

L’apprentissage de la musique aujourd’hui

Aujourd’hui, on a accès à énormément d’informations et de tutoriels, notamment sur YouTube. C’est une bonne chose en soi, surtout quand les cours sont bien expliqués. Mais cela ne constitue en rien une méthode structurée. Car ce que la plupart de ceux qui font des démonstrations sur YouTube et qui t’expliquent rapidement ce qu’ils font ne te disent pas, c’est que tu ne peux pas vraiment apprendre efficacement de cette façon : il te faut une méthode structurée, des retours réguliers avec ton prof et les autres élèves.

Ce  n’est pas parce que la technologie d’aujourd’hui nous permet de faire fi des distances et d’accéder à des milliers d’heures d’information, qu’il faut négliger les seules méthodes qui marchent vraiment. Tu seras peut-être de mon avis : je pense que la technologie doit être au service de la pédagogie et non l’inverse.

Si tu te contentes de suivre des cours de 5 minutes après avoir passé du temps à chercher des vidéos pour débutant, tu vas vite te décourager. Soyons honnêtes : je doute que les musiciens qui donnent des cours sur YouTube aient tout appris tout seul, sans l’aide d’un professeur.

Alors, comment débuter efficacement l’harmonica, sans perdre ton temps à faire des recherches de conseils pour ceux qui n’ont jamais fait de musique de leur vie ?

La Formation Complète

Personnellement, j’ai découvert une méthode plaisante à suivre, qui te permet de partir du zéro absolu, que j’appelle La Formation Complète.

Un matin, j’ai contacté Jean-Jacques Milteau par e-mail, au sujet d’une technique dont le terme était difficilement compréhensible pour moi. Plutôt que me répondre par e-mail, il m’a envoyé son numéro de portable.

Je n’en revenais pas. J’avais le 06 de l’un de mes héros de l’harmonica !

Je n’ai pas mis 10 minutes avant de composer son numéro.

Entre deux passionnés du petit instrument, notre conversation a duré 2 heures. C’était fabuleux, d’échanger avec lui.

Nous avons parlé technique, nous avons parlé de son fils, Toma, un batteur avec qui j’avais eu l’occasion de jouer sur scène, à la fin des stages de Greg.

Et nous avons parlé enseignement.

Je me rappelle 2 phrases de lui, que j’ai notées pendant notre conversation :

  • l’harmonica, il faut 5 secondes pour l’aimer, 5 ans pour le maîtriser
  • un jour, il faudra quand même que les gens puissent savoir que ce n’est pas si difficile d’apprendre à en jouer

Alors, je me suis mis en tête de créer une méthode qui permettrait aux grands débutants d’en savoir autant techniquement que Jean-Jacques Milteau en 1 an au lieu de 5 ans. C’est ainsi que j’ai eu l’idée de La Formation Complète.

La conception de la méthode

Le principe de la méthode que j’ai mise au point, c’est de faire gagner du temps en t’apprenant à jouer de l’harmonica dès que tu as ton instrument. Pas de solfège rébarbatif avant de commencer à jouer des morceaux : tu commences avec les effets trains, ce qui te permet d’aborder l’instrument et de t’amuser avec, même si tu ne sais pas encore en jouer. Dès que tu as passé ce stade de prise de connaissance avec l’instrument, tu joues tes premières mélodies.

Tout doucement, pas-à-pas, tes mélodies s’enrichissent, se développent et tu joues des morceaux de plus en plus variés.

L’idée n’est absolument pas de te donner des cours théoriques, puis de faire un peu de pratique de temps en temps.

C’est le contraire : tout est axé sur la pratique de l’instrument. Si tu as besoin de connaître une notion, je te l’explique dans le détail, pour que je sois sûr que tu as bien compris pourquoi ça existe, à quoi ça sert et comment on s’en sert. Aussitôt après, tu l’appliques sur ton instrument. A la fin du cours, tu as déjà progressé.

Je considère que, pour progresser rapidement en musique, il faut qu’apprentissage rime avec plaisir. C’est pourquoi il n’y a pas d’exercice à proprement parler : il n’y a que des morceaux, que j’ai composés spécifiquement pour toi, qui suivent ton parcours d’apprentissage. Apprendre par les morceaux, c’est que tu peux faire de mieux.

Du contenu en 3 pôles

Déjà, pas besoin de te déplacer : tu peux suivre les cours en te connectant à Internet. C’est quand même magique, Internet : on peut suivre des cours à distance, que l’on soit sur PC, sur Mac, sur tablette ou sur smartphone.

Plutôt que nous voir constamment via webcam, j’ai créé La Formation Complète en 3 pôles :

  • le pôle Vidéos pré-enregistrées
  • le pôle Répertoire de morceaux
  • le pôle Cours collectifs en petits groupes

Le pôle Vidéos pré-enregistrées

Tous les cours n’ont pas vocation à être enseignés en direct : beaucoup de cours peuvent être enregistrés et diffusés en vidéo.

Comme sur YouTube, mais avec une structure étape par étape.

Toutes les vidéos sont organisées en Modules de cours. Un Module par mois, pour te laisser le temps de progresser.

Le pôle Répertoire de morceaux

A la fin de chaque Module de cours, tu as la possibilité de jouer 2 morceaux, que j’ai composés pour toi, qui suivent ta progression.

Pourquoi avoir passé du temps à composer des morceaux, au lieu de t’apprendre à jouer des morceaux connus ? Tout simplement qu’il n’existe pas de morceau connu qui ait été composé spécifiquement pour suivre les modules de cours de La Formation Complète. Quand tu auras pris de l’assurance, tu pourras t’éclater avec les morceaux que tu as toujours eu envie de savoir jouer, c’est l’objectif.

Le pôle Cours collectifs en petits groupes

En plus des cours pré-enregistrés et de ton Répertoire de morceaux, tu peux intégrer un petit groupe d’élèves, chaque semaine, qui ont sensiblement le même niveau que toi.

Le principe, c’est que je réponds en direct et en vidéo à chacune de vos questions ; puis, j’enchaîne avec le contenu de la semaine. Oui, car d’une semaine sur l’autre, le contenu n’est jamais le même :

  1. la première semaine, tu révises – ou tu découvres – la signification des termes musicaux et tu comprends mieux la musique
  2. la deuxième semaine, tu travailles des techniques propres à l’instrument
  3. la troisième semaine, je te propose des jeux interactifs pour forger et développer ton oreille musicale
  4. la quatrième semaine, chacun – ceux qui sont volontaires – joue un morceau de son choix ; les autres élèves et moi-même lui donnons nos impressions et nos conseils pour progresser.

Apprends à jouer ton premier morceau dès aujourd’hui !

Pour que tu puisses tester ma pédagogie et constater par toi-même à quel point la méthode que j’enseigne est efficace, je te propose d’appendre à jouer ton tout premier morceau à l’harmonica en moins d’une heure.

Il s’agit d’un cours offert en 5 vidéos-étapes, que j’appelle le Paquetage de Démarrage.

Si tu n’as pas encore d’harmonica, inscris-toi quand même : je t’expliquerai quel harmonica choisir et comment le commander, pour que tu l’aies rapidement et que tu puisses commencer à te faire plaisir avec le morceau que je t’apprends à jouer dans le Paquetage de Démarrage.

Il s’agit d’un morceau que j’ai composé, que j’ai appelé Don’t Miss Your Train parce que, pour le jouer, on se sert d’un effet-train.

24 Partages
  • Sylvie dit :

    Bonjour Bertrand, je suis tentée par votre méthode mais j’ai déjà acheté un harmonica Hohner « Golden Melody » en do et n’ai pas pour l’instant les moyens d’investir dans celui que vous proposez ! J’ai peur que, si je m’inscris à vos cours avec un harmonica différend de vous, les résultats soient différents et que je sois perdue, qu’en pensez-vous? Merci, bonne journée.

  • Effectivement, Sylvie : je te recommande d’en acheter un autre en Bb – Golden Melody si tu aimes ce modèle – et d’attendre le 15 juillet pour t’inscrire aux cours, pour que tu aies à nouveau le budget pour t’investir.

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